Artificier, bien plus que d’allumer des pétards

 

La réussite d’un spectacle de pyrotechnie exige d’avoir de bons artificiers. Plusieurs caractéristiques sont requises pour pouvoir pratiquer cette profession exigeante et pour le moins originale.

 

<<Il faut aimer ça. J’ai trois enfants, mais ce spectacle a pris beaucoup d’importance durant sa réalisation>>, explique Sylvie Bossé, artificière qui a travaillé des journées et des soirées entières durant juillet pour ce spectacle.

 

Non seulement il faut constamment rechercher la perfection explique-t-elle, il faut aussi bien communiquer avec ses collègues de travail. <<Il faut tous avoir la même façon de travailler et être le plus clair possible pour ne pas se mêler>>, lance-t-elle. La connaissance parfaite du scénario est aussi un incontournable selon l’artificière, aussi surnommé <<la femme Pyromax>>.

 

Ce métier peut paraître dangereux,  mais demeure toutefois sécuritaire si tout est fait dans les règles de l’art. <<L’erreur humaine est la plus courante>>, explique Gino Cantin, en parlant de la manipulation des feux et des incidents qui y sont reliés. Selon lui, manipuler les feux n’est pas dangereux, mais des erreurs d’inattention se produisent encore et c’est à ce moment que le métier d’artificier devient plus risqué. <<J’ai été le seul survivant à trois bombes au sol>>, explique-t-il en rappelant toutefois que les lois sur les explosifs ont été resserrées et sont très surveillées. Malgré cela, il semblerait toutefois que les compagnies d’assurance ne voient pas ce métier d’un bon œil. <<Quand tu dis que tu es artificier, il n’y a pas une compagnie d’assurance qui veut t’assurer>>, soutient la conjointe d’un des artificiers.

 

Gino Cantin se plaît à dire que des <<cartes de clown>> sont nécessaires pour vouloir faire ce travail, mais à plusieurs reprises il répétera qu’être artificier demeure d’abord et avant une grande passion et qu’il faut être un perfectionniste pour pouvoir pratiquer cette profession.

 

La barge sur laquelle les pièces pyrotechniques prenaient place, a été escortée par des bateaux remorques du Groupe Océan près du parc Rigolet.

 

Gino Cantin, directeur général de Pyromax et tête penseuse du spectacle de dimanche dernier.

 

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